Sous-traitance des activités d’asset servicing : une stratégie gagnante pour les sociétés de gestion

06/11/2017

Il y a 4 ans, vous avez lancé un appel d’offres pour externaliser les services opérationnels et administratifs de vos fonds d’investissement traditionnels. Pourquoi avoir pris cette décision?

Cette décision stratégiquement importante pour notre société de gestion n’a pas été facile à prendre, ni à annoncer à nos clients, mais notre constat était simple. Dans un environnement où le poids des contraintes réglementaires devenait de plus en plus lourd, imposant des investissements techniques importants, nous devions repenser notre business model. Notre motivation était double, d’une part notre volonté forte de continuer à servir nos clients avec un fort niveau de qualité, et d’autre part poursuivre notre développement en bénéficiant du support d’un partenaire fort nous permettant d’accéder à un réseau et à des techniques qui auraient été très coûteuses à développer en interne. Nous avons donc décidé d’externaliser les prestations de banque dépositaire, d’agents administratif, payeur et de transfert tout en restant l’unique point de contact de nos clients.

Quelles sont les raisons qui vous ont convaincu de choisir CACEIS comme prestataire unique?

Notre priorité fut la pérennisation de l’emploi. Seuls les prestataires s’engageant à assurer le transfert d’une centaine d’employés sous certaines conditions non négociables furent short listés. Ensuite, sur base de critères précis, nous avons effectué une revue complète des services de chaque prestataire pressenti tout en considérant également d’autres critères avant d'arrêter notre choix sur CACEIS (une présence reconnue et établie à Luxembourg mais aussi une culture opérationnelle proche de la nôtre). S’en est suivie une période de négociation exclusive, où les équipes de CACEIS et d’Edmond de Rothschild ont pu s’accorder plus en détail sur les moyens à mettre en œuvre pour garantir le maintien d’une qualité de services qui a toujours primé chez nous.

Un an après la fin de la migration des fonds, quel bilan portez-vous sur votre partenariat avec CACEIS?

Comme dans tous les projets entre des prestataires venant de deux mondes différents (celui du « taylor made » versus celui du service à « grande échelle »), il a y eu des divergences de vue au début. Mais rapidement CACEIS a su s’adapter à notre approche et à notre vision du service à destination d’une clientèle institutionnelle hautement exigeante, afin de nous permettre de délivrer un service de qualité reconnu. Notre partenariat fort se prolonge par la recherche constante d’axes d’amélioration et de développement de notre offre commerciale. Nous avons maintenant gagné en efficacité et en capacité d’implication sur des projets innovants comme, par exemple, les devises virtuelles.

Ce nouveau business model a dépassé nos attentes, et nous a permis le lancement de nombreux nouveaux compartiments pour nos clients existants, mais également de gagner de nouveaux clients que nous n’aurions peut-être pas captés avec l’ancien modèle.

Ce projet nous a permis de nous confronter à la dynamique du changement, mais également de nous mesurer à une vision de l’industrie différente de la nôtre pour in fine ne garder que le meilleur des deux modèles. Nous sommes unanimes sur le sujet, 4 ans après avoir lancé cette révolution, les résultats le prouvent, nous avons eu raison d’innover et de nous lancer dans cette incroyable aventure humaine.