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Trois conditions pour qu'un marché à terme fonctionne

Alors que le secteur laitier commence à s'intéresser à cet outil pour limiter les effets de la volatilité, retour d'expérience de la filière grain.

Dans le blé, le marché à terme ne s'est pas fait du jour au lendemain ; il a fallu une dizaine d'années, rappelle Jean-Loïc Bégué-Turon, en charge de l'activité matières premières agricoles chez Caceis (groupe Crédit agricole). Il fonctionne depuis dix ans. La filière blé ne peut plus s'en passer aujourd'hui : toutes les transactions au sein de la chaîne se traitent en référence au marché à terme. »

C'est un marché financier qui n'est pas fait pour les spéculateurs. « Il est fait pour que chaque maillon de la chaîne, indépendamment l'un de l'autre, puisse aller couvrir son prix de revient, fixer un prix objectif et gérer sa marge » . Les producteurs y accèdent via leur coopérative, le collecteur privé ou directement. « La fin en soi n'est pas de faire ouvrir un compte de marché à terme à tous les producteurs, mais toute la filière doit s'y intéresser : c'est une boîte à outils qui fonctionne uniquement si tout le monde se met à l'utiliser».

Couvrir son prix de revient et gérer sa marge

« Aujourd'hui, les marchés à terme...

 

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