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Network Management : un pilier du business modèle de CACEIS

Comment les évolutions de l’industrie ont-elles influencé la gestion du réseau des correspondants à l’étranger ?

La façon d’appréhender la relation avec les correspondants étrangers a considérablement évolué ces dernières années. Les enjeux sont devenus plus complexes et ont nécessité un renforcement des opérations de contrôle et de pilotage. Le contexte est nettement plus dépendant des évolutions réglementaires et ne se limite plus à la seule relation avec les sous-conservateurs. Nous devons dorénavant tenir compte d’autres acteurs, directs ou indirects, comme les collateral managers, les compensateurs, les brokers, les agents de transfert, les chambres de compensation, considérés comme des « tiers détenteurs ».

Notre rôle consiste à rendre accessible les marchés sur lesquels nos clients ont des opportunités d’investissement, grâce à notre réseau international et dans un cadre sécurisé et contrôlé. L’équipe de CACEIS qui gère le réseau des correspondants (Network Management) constitue un carrefour où les équipes commerciales, opérationnelles, juridiques, conformité et risques se retrouvent et contribuent à cet objectif.

Notre responsabilité croissante vis-à-vis des fonds pour lesquels CACEIS exerce la fonction de dépositaire a renforcé l'importance de la conformité, du contrôle interne et de la gestion des risques dans notre supervision des correspondants, et a modifié nos missions vis-à-vis des autorités et de nos clients.

CACEIS sélectionne ses correspondants parmi les trois meilleurs de chaque marché, afin d’avoir accès à des services de qualité et une expertise reconnue, au travers d’intervenants ayant une taille critique suffisante pour permettre de bénéficier des conditions les plus compétitives.

La négociation des tarifs est un objectif permanent des équipes Network Management et contribue à proposer des prestations concurrentielles aux clients et prospects de CACEIS.

Notre force réside dans nos équipes, engagées et expérimentées, pilotées au niveau du groupe, et situées localement dans nos diverses implantations internationales. Cette organisation nous assure une proximité avec nos clients, une réactivité et une connaissance approfondie des pratiques locales de marché.

Quelle est votre vision de la gestion du network management chez CACEIS ?

Les missions du network management consistent à connecter les investisseurs aux marchés, à gérer, contrôler et piloter les différents acteurs, et à assurer le suivi dans un cadre sécurisé, performant et de haute qualité.

Le cadre réglementaire devenu plus strict et des obligations de conformité plus exigeantes ne facilitent pas toujours les choses, mais renforcent au final le professionnalisme, incitent les meilleurs intervenants à s’améliorer et boutent les plus faibles hors du marché.

Notre activité constitue un pilier de l’offre de services de CACEIS. Elle a démontré sa capacité à répondre aux attentes et aux exigences de nos clients et prospects. Si les circuits complexes peuvent générer de la valeur, ce n’est pas le cas des solutions compliquées. Le network management joue son rôle en contribuant à offrir nos clients des prestations d’asset servicing optimales, ce qui a toujours été l’objectif de CACEIS.

Au-delà d’une performance globale et d’une meilleure efficacité opérationnelle, CACEIS cherche à établir des relations de long terme avec ses correspondants. Le rôle croissant de la technologie numérique et de la gestion de données dans nos échanges doit s’accompagner d’une transparence des processus et d’authenticité des relations interpersonnelles, qui sont une autre façon de créer de la valeur.

Comment se développer dans un cadre de plus en plus réglementé ? Cette question n’est pas le seul défi du network management, mais une tendance à l'échelle de l’industrie toute entière à laquelle nous devons faire face depuis plusieurs années déjà.

L’aversion pour le risque peut s’avérer difficile à gérer, par exemple à l’ouverture d’un nouveau marché ou au démarrage d’une nouvelle relation : il convient de franchir un certain nombre d’étapes et de répondre à tant d’exigences qu’il peut rester peu de place pour le développement. Au-delà de cet aspect, cela nous conduit à une compréhension exhaustive du marché, à une connaissance approfondie des sujets et des motivations de nos clients, ce qui constitue in fine un processus à valeur ajoutée.

En quoi les nouvelles technologies constituent-elles un défi pour le network management ?

Nous bénéficions déjà d’un fort niveau d’automatisation des flux avec nos correspondants et au sein de l’industrie. Toutefois, les traitements relatifs aux opérations complexes, comme les opérations sur titres et la fiscalité, sont très consommateurs de temps pour nos équipes. Les solutions Blockchain sont susceptibles d’améliorer le traitement de ces tâches. Les nouvelles technologies peuvent être perçues tout autant comme une menace qu’une opportunité, mais elles doivent être considérées comme une composante essentielle du développement de notre industrie. On ne peut pas les ignorer. Elles trouveront un large éventail d’utilisations (connaissance du client, rapprochements, suivi, enregistrement, etc.).

Aujourd’hui, il ne se passe pas d’événement, de congrès ou de conférence sans que la « technologie des registres distribués » (DLT) n’y soit abordée et ne fasse l’objet d’une table ronde. Les laboratoires d’innovation des banques réfléchissent à l’utilisation de la Blockchain. CACEIS fait partie d’un groupe de travail au sein du groupe Crédit Agricole, tout en participant également à l’initiative française, LaBChain. C’est peut-être la technologie qui influencera et changera le plus notre métier dans les années à venir.

En outre, l’ESMA a publié des documents de travail sur la DLT : les régulateurs n’auront d’autre choix que de se pencher sur la question et d’émettre des propositions. Néanmoins, les récentes perturbations autour des Bitcoins montrent que la sécurité informatique reste une préoccupation majeure et devra être renforcée pour que cette technologie fédère les acteurs financiers.

En quoi le projet T2S représente-t-il un défi pour la gestion du réseau des correspondants ?

T2S offre des facilités de gestion opérationnelle et d’optimisation de la liquidité, ainsi que des opportunités commerciales pour nos clients pour accéder à l’ensemble des marchés T2S à partir d’un point d’entrée unique au sein de CACEIS.

A ce stade, T2S a un impact indirect sur la gestion des correspondants. Plus nous avançons dans le déploiement de T2S, plus il semble que l’impact le plus immédiat et le plus significatif concernera la gestion de la liquidité plutôt que les facilités de règlement-livraison. Quoi qu’il en soit, nous ne pourrons pleinement mesurer la performance et l'efficience du dispositif qu’après la migration totale des marchés, la mise à disposition de toutes les fonctionnalités auprès des adhérents, et l’absorption du coût du projet. Il est probable que quelques années s’écoulent avant de bénéficier pleinement de toutes les améliorations de cette initiative. A CACEIS, nous avons retenu une approche mixte : être participant DCP (Directly Connected Participant) sur les marchés où nous avons déjà un accès direct au dépositaire central, tout en maintenant notre réseau de sous-conservateurs. Nous restons toutefois ouverts à une reconfiguration de notre modèle en fonction des impacts constatés de T2S.